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» VIRGINIE COUPERIE-CLERC, CHAMPIONNE DE FRANCE DES CAVALIÈRES 2005


Ses débuts de cavalière :

Issue d’une famille de cavaliers et d'éleveurs, Virginie est naturellement liée au cheval dès sa naissance. A 3 ans, elle fait ses débuts de cavalière grâce à Pompon, son fidèle poney pie. Elle commence la compétition à 12 ans.


Ses autres passions :

Le football, l’athlétisme, la musique, le cinéma, la lecture et le poker.

Jeu vidéo :

Virginie sera “l’héroïne” d’un jeu “Profession cavalière” (Gost Publishing pour PC).

Télé :

Virginie a été consultante pour la chaîne Equidia à l’occasion des Jeux Equestres Mondiaux d’Aix la Chapelle.


“Le cheval, c’est l’histoire d’un couple... "

Cavalière internationale, consultante pour les chaînes de télévisions, éleveur, ambassadrice de l’association SOS Village d’Enfants, mariée et mère de deux enfants, Virginie Couperie-Clerc est une cavalière hors pair. A 40 ans, elle est une femme aussi radieuse que fascinante. Aux sources de son énergie et de son bien-être : le cheval. Pour elle, l'équitation est plus qu'un simple sport. C'est une histoire d'amour, une véritable fusion ! Tête à tête…

Détentrice du titre, comment abordez-vous les Championnats cette année ?

Virginie Couperie-Clerc : Très sereinement et avec détermination. Dans un Championnat, il faut beaucoup de motivation, de conviction et de précision. Pendant trois jours, nous n'avons pas le droit de nous relâcher. La moindre erreur peut être fatale ! C'est pourquoi le travail en amont est déterminant, les dernières compétitions et les séances d'entraînements très importantes. Je ne parle pas que de la gestion physique et morale du cheval, mais aussi de celle du couple. Ce dernier doit être prêt techniquement, compétitif et sûr de lui. Il n'y a plus de place au doute, une fois que nous y sommes !

Quels objectifs vous êtes vous fixés ?

V. C.-C. : Rééditer la même performance. Gagner et conserver mon titre avec la même jument, Jolie de B'Neville. Si je parviens à l'amener en pleine forme au Championnat, je sais qu'elle sera capable de réaliser le sans faute. D'autant plus qu'elle déteste effleurer un obstacle. Pour être championne, on n'a pas le droit de faire une seule faute sur les quatre parcours à courir. Et j'ai compté, ça fait au total 55 sauts sans toucher une barre !

La cavalière est-elle différente de la femme que vous êtes ?

V. C.-C. : Pas beaucoup. Je crois que l’on se comporte avec les chevaux comme avec les gens. Avec un cheval ou en amitié, par exemple, il faut savoir instaurer une relation de confiance qui se développera sur la durée, et que l’on tentera de conserver le plus longtemps possible. Que ce soit dans mon sport ou avec ceux qui m’entourent, ce qui important à mes yeux c’est l’amour, la confiance et la compréhension.

Quelles sont vos principales qualités, comme sportive et comme femme tout court ?

V. C.-C. : En tant que sportive, je pense avoir le sens de l’effort, je sais être à l’écoute de mes chevaux. Et surtout, j’ai le plaisir de bien faire. J’essaye toujours de chercher le meilleur de moi même. En tant que femme, je crois que ma qualité c’est l’humour, qui n’est pas nécessaire en compétition même si parfois, cela pourrait être utile pour relativiser en cas de contre performance. Je suis une femme entière. J’aime les personnes et les chevaux qui sont francs et sincères. Je suis une amoureuse de la vie.

Vos points faibles et vos fragilités…

V. C.-C. : Parfois, la concentration me fait défaut et je sais pourtant combien elle est essentielle dans mon sport. Et puis, je manque de force physique. Cela m'oblige à compenser par beaucoup plus de technique. Ma fragilité est l'amour et le grand respect que je porte à mes chevaux. J'ai en effet beaucoup de difficulté à leur demander plus que je ne les sens capables. Même si ça doit se faire au détriment de la compétition.

Vos points faibles et vos fragilités…

V. C.-C. : Parfois, la concentration me fait défaut et je sais pourtant combien elle est essentielle dans mon sport. Et puis, je manque de force physique. Cela m'oblige à compenser par beaucoup plus de technique. Ma fragilité est l'amour et le grand respect que je porte à mes chevaux. J'ai en effet beaucoup de difficulté à leur demander plus que je ne les sens capables. Même si ça doit se faire au détriment de la compétition.

Quelle place accordez-vous au mental pour gagner ?

V. C.-C. : Elle est énorme ! Le mental est indissociable de la technique, aussi bien chez le cavalier que chez le cheval. Il faut que les deux travaillent et concourent à l’unisson.

Les sportifs de haut niveau sont souvent "coachés"… Qu'en est-il pour vous ?

V. C.-C. : Je m’entraîne avec un coach, le cavalier Hubert Bourdy. L’oeil et l’avis d’un tiers est très important dans la préparation du cheval ainsi que dans la gestion des compétitions. Pour le mental, je gère seule. J’ai besoin de longues période de réflexion, je répète beaucoup, et je respire pour éviter le stress. Je me charge de faire et d’exploiter ce que je sais bien faire. J’ai toujours été “coachée” en quelque sorte. Petite, c’était par mon père, puis, plus grande par mon cousin, puis par des cavaliers de renoms comme Gilles Bertran de Balanda, Eric Navet, Ludger Beerbaum... L’objectivité d’un professionnel me permet d’affiner mon travail. Une personne à pied voit beaucoup de choses - à rectifier si besoin - alors que le cavalier lui ne fait que sentir.

Si vous deviez donner des conseils aux cavalières "du dimanche", quels seraient-ils ?

V. C.-C. : Savoir rester calme, bien séquencer chacun des moments de la compétition telles la détente du cheval, la reconnaissance du parcours... Calme et sérénité sont essentiels dans ce sport. La surpression n’a pas sa place. Il faut toujours essayer de faire du mieux que l’on peut. L’équitation c’est d’abord se battre contre soi-même puis ensuite contre ses concurrents.

Dans l'équitation, ou dans l'animal lui-même, qu'est-ce qui vous touche le plus ?

V. C.-C. : La relation avec le cheval se rapproche pour moi de celle d’un couple. En fait, elle nécessite de l’amour, de l’écoute, de la compréhension, de la complicité, de la confiance... Une fois ces sentiments en place et partagés, un cheval peut alors tout vous donner en retour. Cela n’existe dans aucun autre sport. C’est fusionnel, extraordinaire.

Dans un reportage, vous avez déclaré que vous ne vous intéressiez pas uniquement qu’aux performances sportives, que l'équitation est aussi utilisée comme thérapie pour les enfants et les personnes handicapées. Pourriez vous nous en dire un peu plus ?

V. C.-C. : Les chevaux sont d’une grande richesse pour les hommes et cela depuis toujours. Déjà à l’époque des Romains, on montait à cheval car c’était une pratique reconnue bénéfique pour l’équilibre. Depuis 2 ans, je collabore avec l’association SOS Village d’Enfants qui a pour objectif d’aider des enfants d’une même famille, qui n’ont plus de parents, en veillant à ne pas rompre les liens fraternels. Modestement, je les accompagne en compétitions, leur fais visiter les coulisses, rencontrer les cavaliers tout en faisant en sorte qu’ils soient en contact étroit avec le cheval. Le lien qu’ils arrivent instinctivement à nouer avec l’animal est incroyable ; et les chevaux leur rendent bien.

Conjuguer une vie d'athlète, d'éleveur et de famille… ne doit pas être de tout repos. Comment trouvez-vous votre équilibre ?

V. C.-C. : Question d’organisation ! En ce qui concerne l’élevage qui se trouve dans notre haras familial, je profite généralement des vacances scolaires pour m’y rendre et m’y consacrer. A Paris, je gère mon emploi du temps un peu en fonction de mes deux enfants, Vanille (17 ans) et Barnabé (8 ans). Pour le moment, je parviens - même si je cours un peu - à allier mes activités de commentatrice et ma profession de cavalière.

Quels sont vos secrets pour être toujours éblouissante et en forme ?

V. C.-C. : Ne jamais m’arrêter ! Bien vivre, en profiter, et être heureuse... J’essaye de faire de mon mieux pour ceux qui m’entourent et les chevaux de mon écurie ! Je crois que le moral influe sur le physique. C’est pourquoi, il faut au maximum rester enthousiaste en toute chose. En tous cas, c’est ce que j’essaie d’apprendre à mes enfants. Et puis, je suis aussi une adepte des crèmes Clarins, je l’avoue...

Avez-vous une petite astuce "antifatigue" ?

V. C.-C. : La passion qui m’anime ! Et bien sûr me reposer dès que mon emploi du temps me le permet. J’aime beaucoup décompresser en écoutant de la musique. Cela me fait du bien. Quoiqu’il en soit ma fatigue est saine car elle est physique et sportive. Je m’endors toujours très bien en période de concours. Ce qui m’épuise vraiment, c’est la fatigue nerveuse.

Pour conclure...

V. C.-C. : L’équitation est un sport atypique tout comme le métier de cavalier. Mais ce qu’il y a de plus vibrant, c’est que le cheval remplit pleinement et passionnément votre vie !

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